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Mise en liberté de la femme Cougar :
Le Cougar est un félin, un puma. Mais la femme Cougar évoque ces femmes en quête de jeunes hommes, rien à voire donc avec une chimère mi-femme/mi-panthère… On compte pas moins de 245.000 occurrences pour « femme cougar » dans Google. La part du félin chez la femme est à son paroxysme. Le New York Time a officialisé ce terme l’an dernier et depuis, la débandade. D’abord présente dans une série (Cougar town) avec en tête d’affiche, une Courtney Cox fraîchement débarquée dans la quarantaine, qui tente de séduire de jeunes hommes de l’âge de son fils. La femme cougar est présente également dans un film bientôt sur nos écrans, avec Jennifer Aniston, qui se retrouvera au centre d’une intrigue dans une station de ski (Cougar, le film). Présente enfin côté télé, avec quelques téléréalités comme le programme Age of love - génération séduction, une sorte de Bachelor avec un échantillon de femmes plus large (pas en poids, mais en âge). C’est dire, sa place dans les médias…
Esquissons ensemble un portrait de ce félin huppé…
La femme cougar a la quarantaine, elle est divorcée et ses enfants sont déjà grands... Le cycle de la Maman Aimante est passé. On retourne au cycle de la Femme Amante (ou charnelle au sens Baudelairien). Ses enfants sont grands, elle a donc plus de temps et d’argent disponible. C’est son épanouissement personnel qui compte à présent. Plaire à des jeunes hommes est un moyen de se rassurer. En quête d’une jeunesse qu’elle souhaite prolonger, elle réaffirme sa féminité et se réconcilie avec elle-même. Elle espère bien croquer la vie (et les hommes) à pleines dents. Consommatrice décomplexée fidèle à l’achat plaisir, elle pense que sa libération sexuelle n’est qu’un juste retour de bâton au démon de midi. En effet, le cliché de l’homme de la cinquantaine au volant d’une belle voiture allemande, avec une jolie blonde de 20 ans à ses cotés est très présent aujourd’hui. Il est presque conventionnel. Mais, à l’inverse, une femme dans la cinquantaine au volant de la même voiture, avec un garçon de 30 ans son cadet, pose problème… Pourtant, c’est une belle revanche dans les combats féministes… la femme est l’égale de l’homme surtout dans ses excès.
Coté pub, ça passe mal :
Dans la publicité, l’archétype de la femme cougar reste discret. On pourrait imaginer que ce personnage marginal fait tache dans les valeurs d’un pays de tradition catholique. Renvoyer l’image d’une marque qui fait l’éloge d’une relation presque incestueuse a de quoi rebuter les annonceurs. On imaginerait bien pourtant Dolce & Gabanna, après avoir proposé une campagne faisant l’apologie d’une relation tripartite (une femme et deux hommes), proposer dans quelques années une union cougar/Toy-boy. Ce serait l’occasion de déringardiser des séniors en plein papyboom. Brecht écrivait dans ses Remarques sur grandeur et décadence de la ville de Mahagonny que : « La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds ». N’est-ce pas l’une des missions de la publicité, provoquer en reflétant certaines réalités marginales ?
Source :
L’Amérique découverte par la correspondante de Libération à Washington, Lorraine Millot :
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2009/10/la-femme-cougar-chasse-encore.html
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