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Écrit par BenO
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Mercredi, 07 Juillet 2010 08:39 |
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Une personne qui se plaît à découvrir des choses intimes, cachées, qui est d’une curiosité malsaine, voilà en quelques mots comment définir le voyeur. Aujourd’hui, le voyeurisme est une tendance sociale indéniable. Que ce soit sur facebook avec l’opportunité de lorgner les photos de vacances de ses amis, ou encore le fait que la presse people soit en perpétuelle recherche de scoop d’ordre privé avec des détails bien graveleux (TS, anorexie), le citoyen est tantôt voyeur tantôt exhibitionniste. Le succès du site chatroulette ou encore la démocratisation de se « google-iser himself » n’en sont que des faits probants supplémentaires. La mise en scène du « MOI » dans la sphère publique semble tendance.
On le sait, le concept de la Tv-réalité repose sur le voyeurisme. A l’origine, l’idée de l’émission Big Brother, la première tv-réalité, venait d’un producteur néerlandais se baladant dans le quartier rouge amstellodamois. A l’endroit même où, les prostituées étalent leurs atouts derrière des vitrines (d’où l’expression faire du lèche vitrine). En effet, ce sentiment qui pousse le regard du chaland à scruter chaque geste, chaque déhanché avec un coulis de bave enivra le producteur. Exploiter le voyeurisme pour la télévision lui apparut tel un miracle. L’ambition première de la tv-réalité était donc née ; occuper le temps de cerveau disponible par des pulsions humaines, une idée bien rodée. Des caméras, des jeunes participants surexcités, l’euphorie enivrante de la télévision, les ingrédients sont là, pas besoin d’alchimie particulière. Aujourd’hui le terme tv-réalité recouvrent plusieurs genres : du télé crochet musical avec la nouvelle star, à l’aventure avec Koh Lanta en passant par le programme érotiquo-moralisateur avec l’ile de la tentation sans oublier l’émission à valeur sociale avec le grand frère.
Alors que tout semblait avoir déjà été fait, W9, petite sœur de la mère de la TV réalité française, M6, remet ce type de programmes au goût du jour avec sa nouvelle émission : Dilemme.
Dilemme pourrait n’être qu’une télé-réalité de plus. Mais non : elle porte le genre à l’apogée du voyeurisme mainstream. Si Dilemme fait monter la télé-réalité d’un cran sur l’échelle du voyeurisme, c’est essentiellement pour trois raisons.
D’abord, Dilemme n’est pas une émission de télé-réalité classique avec sa quotidienne et son prime-time. C’est un programme qui ne s’arrête jamais, permettant un voyeurisme permanent. En effet, Dilemme propose un partenariat avec Dailymotion qui permet à l’aficionado du programme de regarder H24 ce qui se passe dans le loft (diantre, on parle du cube et pas de loft) et de sélectionner la pièce qu’il veut plus particulièrement scruter. Par exemple le 16 Juillet 2010, à 14h13 dans la salle de bain, une jeune femme blonde s’épile le maillot. Le spectateur amorphe devient un internaute réalisateur. Il conçoit lui-même son programme. Il se complait à découvrir des choses intimes d’une inconnue. Ce passage gravé à jamais dans ma mémoire ne serait jamais passé dans une quotidienne d’une tv-réalité banale, là si. On peut d’ailleurs se demander si Tv-réalité et banal ne sont pas pléonasmiques mais laissons ce débat à François Jost. De plus, le fait qu’un présentateur (David Lantin) partage la vie du Cube avec ses participants permet de divulguer aux spectateurs tous les petits potins filtrés par le peu de discrétion des dilemmiens lors de leurs tribulations sexuelles… Histoire de ne vraiment rien rater de croustillant… Magique.
Ensuite, Dilemme va toujours plus loin dans la satisfaction de ses téléspectateurs voyeurs en leurs proposant des contenus toujours plus trash. En effet, la production impose aux candidats des dilemmes qui visent directement à dégrader l’image des participants… et nous sommes là pour regarder… Par exemple, le fait de ridiculiser un Dilemmien (avec ou sans majuscule, telle est la question) avec une laisse pour chien tout en lui imposant de manger des croquettes toute la journée, semble séduire, une curiosité malsaine apparaît, du voyeurisme, voilà tout.
Enfin, la perversité du programme est d’autant plus grande que le voyeur n’est plus uniquement passif (jusque là il pouvait uniquement décider de qui restait/ sortait du jeu) ; le voyeurisme est désormais participatif et actif. En effet, l’émission propose sur le site Dailymotion aux internautes de soumettre des dilemmes originaux aux candidats. Le voyeur devient marionnettiste.
Nous sommes voyeurs, et W9 en joue, à qui la faute ?
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Écrit par Priscilla Rossi
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Vendredi, 18 Juin 2010 09:57 |
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En 2010, le papillon est tendance
Mêlant symbolique émotionnelle et qualités décoratives, le papillon semble avoir conquis les publicitaires. En effet, depuis mars, nombreuses sont les campagnes arborant les couleurs du frêle insecte. Comment expliquer cet engouement soudain ? Par la fraicheur et la légèreté qu’il dégage ? L’arrivée des beaux jours ? Nanti de significations et repris par toutes les traditions spirituelles de l’humanité, le papillon se décline, presque sur mesure, aux envies des annonceurs : pour certains, réussite et couronnement après l’effort, pour d’autres, recherche fragile d’un idéal...
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| Une métamorphose : la chenille dans sa chrysalide se transforme pour devenir un magnifique insecte, coloré et gracieux. Celui-ci devient alors symbole de résurrection à la sortie de la chrysalide : c’est l’avènement d’un nouveau service pour La Banque Postale qui, dès mars 2010, « réinvente le crédit à la consommation ». |
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Le papillon, nouvel apanage des technologies de pointe
LG Electronics (pour la sortie du téléviseur Full Led Infinia) et Volkswagen (pour la Passat CC) ont toutes deux opté pour la symbolisation de l’innovation par le papillon. En effet, la métamorphose de l’insecte est synonyme de nouvelle réalité et d’amélioration du quotidien : avant de libérer ses ailes, le papillon doit travailler à son développement dans sa chrysalide.
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| L’éclosion ou la naissance du projet tant couvé. |
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Un bol d’air naturel
Fragile et fugace, léger et inconstant, le papillon symbolise tout à la fois l’imagination, l’insouciance et la réalité. Par ailleurs, la beauté de ses ailes et de son vol le placent en digne représentant de la grâce chez les insectes.
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Pour la dernière campagne de ses Petits Beurres, Lu a choisi de faire raconter l’histoire des biscuits par des papillons. Un clin d’œil frais et sympathique, parfaitement cohérent avec les valeurs de naturalité et de respect de l’environnement défendues par la marque.
Cette juste dose de légèreté post-crise ne fait donc pas de mal ! D’autant plus que, contrairement à l’« effet papillon » originel selon laquelle le battement d'ailes d'un papillon au Brésil pourrait provoquer une tornade au Texas, cette tendance semble plutôt porter des ondes positives à l’univers créatif actuel des publicités !
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Écrit par BenO
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Mercredi, 09 Juin 2010 12:06 |
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Endemol a élaboré une charte déontologique pour ses productions de téléréalité. Et ce, dans le but de limiter l’adage populaire « sex, drugs and rock&roll » au simple rock&roll. En effet, les 15 engagements reprennent un tas d’évidences comme « Préserver la santé des participants », « Garantir l'intégrité des programmes », «Protéger les téléspectateurs mineurs », «Respecter les cultures et les traditions ». Ce qui amuse, c’est le besoin de faire une charte après presque dix ans de Tv poubelle pour respecter l’essentiel.
Ce qui est encore plus drôle c’est la capacité d’Endemol à s’accaparer les obligations édictées par le CSA, et présenter ces même règles comme une initiative d’Endemol. Un petit exemple : suite au succès de Loft Story, l’adaptation de « Big Brother » le programme néerlandais, le CSA a imposé à Endemol de mettre à disposition une pièce libre de tout enregistrement pendant une heure par jour aux participants : c’est l’heure CSA. Pour sa nouvelle charte, Endemol se fait mousser en faisant apparaître noir sur blanc que cette initiative est sienne : « Nous mettons à la disposition des candidats un lieu préservé de tout enregistrement afin de leur préserver des moments de repos ». Merci Endemol !
Mais alors pourquoi cette charte ? Officiellement cette charte intervient suite aux débordements relevés mainte fois dans Secret story 2009. Va-t-on observer un tournant historique dans l’histoire de Secret Story version 2010 avec cette nouvelle charte ? Secret Story 2010, la nouvelle tv réalité des droits de l’homme et des Bisounours ? Amélie Nothomb, dans son ouvrage Acide Sulfurique, nous parlaitde camps de concentration télévisé. Avec cette super nouvelle charte devons-nous parler seulement de Guantanamo télévisuelle, Amélie ? Quelle innovation ! Personnellement, je trouve étrange que la sortie de cette charte soit si proche (dans le calendrier) de la diffusion du documentaire de Christophe Nick concernant justement les dérives de la programmation télévisuelle avec en bête noire la controversée télé-réalité.
Pour finir, cette charte fut rédigée par huit personnalités extérieures à l’entreprise avec notamment Elisabeth Badinter (actionnaire de Publicis), ou encore Etienne Mougeotte (ancien vice-PDG de TF1). A quand la charte déontologique des marchés financiers rédigée par Kerviel ?
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Écrit par Priscilla Rossi
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Vendredi, 30 Avril 2010 16:42 |
Qu’on le veuille ou non, le consommateur d’aujourd’hui est intelligent et sait désormais décrypter la plupart des stratégies publicitaires. A priori une mauvaise nouvelle pour les professionnels de la com… Mais qu’à cela ne tienne ! Ceux-ci semblent au contraire s’être ralliés autour d’une nouvelle cause : la divulgation des backstages de la pub et parfois même, la démolition de ses codes originels.
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En 2003, l’agence DevarrieuxVillaret crée l’événement en lançant un spot complètement inattendu, celui du « linge sale » pour Eram : alors qu’une ménagère commence à raconter son quotidien plein de tâches au téléspectateur (scénario habituel des spots de lessive), celle-ci interrompt d’un coup son discours en déplorant une véritable « vie de merde » et ajoutant « tout le monde dans cette maison me prend pour la femme de ménage »… Heureusement pour elle, il y avait la nouvelle collection Eram.
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Le spot : http://www.youtube.com/watch?v=ZVWouVoNfOs
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L’agence V réussit ensuite, en 2006, à faire parler de la marque Neuf à travers une saga pleine d’autodérision, parodiant le fonctionnement des agences de publicité. En brisant les conventions, la campagne montre de façon totalement décalée un Martin archétype du chef de pub, tentant désespérément de vendre son projet à un boss pour le moins récalcitrant (clin d’œil aux relations parfois électriques dans le milieu !), dévoilant ainsi les ficelles publicitaires les plus exagérées : la blonde qui court sans réel but, les effets spéciaux de séries B, la musique de blockbuster… le tout en présentant l’offre Neuf de manière très efficace puisque insistante (à chaque fois que le boss rappelle une caractéristique de l’offre, celle-ci s’affiche à l’écran du téléspectateur) et donc particulièrement drôle !

http://www.youtube.com/watch?v=JkIPkRcHwNw, http://www.youtube.com/watch?v=BZGo4zOtIZQ |
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http://www.youtube.com/watch?v=26NtbsngDyY
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Défiance envers les marques oblige en période de crise, le mouvement s’est développé de manière exponentielle depuis 2009, sans doute dans l’optique de recréer proximité et confiance auprès des cibles. Ainsi, Peugeot « pousse le perfectionnisme un peu loin » pour sa 407 en présentant le véhicule dans un studio de retouches photo (« Hé oh ! Top top ! Y’a pas un truc près du phare là ? »). |
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http://www.youtube.com/watch?v=FRf35wCmzWw
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Et les sujets les plus tabous ne sont pas en reste puisque la marque de tampons Kotex a osé tourner en ridicule, au travers de sa campagne « Reality Check », les codes publicitaires très particuliers de l’hygiène intime féminine. Pourquoi les spots de tampons sont-ils toujours aussi stupides ? Non, les femmes qui ont leurs règles ne sont pas nécessairement prises d’une irrépressible envie de faire du yoga en jogging blanc, et les règles ne se résument pas non plus à un flacon de liquide bleu renversé sur une serviette… |
Est ensuite arrivé le « Cube » de Canal +, présenté à la manière L’Oréalienne par la miss météo de la même chaîne, Pauline Lefèvre :
 http://www.youtube.com/watch?v=xUX6qW_3Z78
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Renault pousse quant à lui le vice jusqu’à semer le trouble dans les esprits des téléspectateurs avec des spots en deux parties : le premier présentant le véhicule sous un angle promotionnel « banal » (« l’offre la plus attirante du moment ») ; le second, démarrant une fois le premier spot conclu, met cette fois en scène des clichés de pub grande consommation (une cuisine impeccablement propre, un mannequin traversant une pièce au ralenti façon pub de parfum …). Les personnages cessent alors immédiatement leur activité. Pourquoi ? Parce qu’ils ne reviennent toujours pas de l’offre Renault présentée dans le premier spot bien sûr ! L’idée, sympathique et puissante, a aussi été déclinée sur le web et en affichage selon le même concept (Publicis Dialog).
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 http://www.youtube.com/watch?v=qU-JMZ1z0MM
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Enfin, depuis le début du mois, c’est la « naturellement pulpeuse » Orangina qui vient gentiment démolir les codes du marché autour de 3 spots (Fred et Farid) : http://www.youtube.com/watch?v=dMGhjHdNteQ, http://www.youtube.com/watch?v=aeYWKzKvE9w&feature=related et http://www.youtube.com/watch?v=SfzESiozSDM&feature=related.
La boisson est tour à tour présentée comme un vrai faux remède contre l’acné, un vrai faux moyen de garder une haleine fraîche, voire comme une vraie fausse façon de faire plaisir à ses « petits monstres » au moment du goûter ! Récupération des ambiances de la grande consommation, parodie des scènes types et appropriation du vocabulaire spécifique, ces spots taclent au passage des marques emblématiques telles que Biactol, Aquafresh, Frosties et… pourquoi pas Fanta, dont la nouvelle plateforme de marque propose de sauver les ados du ridicule. |


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Alors que penser de cette déferlante ? La voie de la parodie serait-elle aujourd’hui devenue l’unique moyen de réussir une campagne ? Une chose est sûre, le concept s’inscrit tout-à-fait dans les logiques du marketing de la transparence : avec la crise, la méfiance des consommateurs a atteint un pic et un des moyens de regagner leur confiance a été, pour les marques, de prouver leur honnêteté en dévoilant par exemple quelques « secrets » du marketing. Cette tendance publicitaire se veut donc flatteuse à l’égard du consommateur, rassurante et surtout sympathique puisqu’elle lui propose d’entrer en connivence avec l’univers des marques.
Ceci dit, à force de tourner en dérision les repères publicitaires des téléspectateurs, ces derniers ne vont-ils pas finir par se sentir bafoués par les professionnels de la com… ? Pousser l’ironie à son paroxysme n’est-il pas risqué dans le sens où cet humour peut ne pas être compris par toutes les cibles ? A trop vouloir sortir de leur univers créatif, les marques brouillent la perception, l’imaginaire collectif et perdent en attribution publicitaire (ex : « Pub de voiture ou de rouge-à-lèvres ? »). A ce sujet, il serait intéressant d’étudier les réactions des téléspectateurs face aux trois derniers spots Orangina, marque dont la nouvelle plateforme « animale » avait déjà connu un accueil mitigé dès son lancement.
En attendant, les marques ne semblent pas pour autant vouloir freiner leurs envies de détournement… Alors maintenant, à qui le tour ?
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Écrit par BenO
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Lundi, 29 Mars 2010 10:48 |
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On ne présente plus Mme Sarfati et sa fille Fortunée ou encore Florence Foresti sur les plateaux de Ruquier. Ces derniers temps, elle se fait remarquer dans le petit monde de la pub. Que ce soit pour la brique de lait Silhouette Active de Candia ou encore pour le couscous Ferrero, la mère juive a la cote !
L’analyse transactionnelle (AT pour les intimes) permet de définir les différentes instances du MOI. L’archétype de la mère juive appartient à celle des parents nourriciers négatifs. Elle se caractérise par une surprotection de l’enfant, et un étouffement de la personnalité d’autrui. Ma mère me demande d’ajouter que c’est avant tout de l’amour… Probablement. La mère juive est reconnaissable entre milles : d’un ton criard avec un accent oriental, elle maitrise plus ou moins le langage des signes,
Pour la brique de lait Silhouette Active, le pitch du spot télé est simple : une mère juive s’étonne que sa fille ne finisse plus ses boulettes et s’inquiète pour celle-ci… Mais la petite doit avoir un secret… Hop, Packshot produit.
Pour ce qui est du couscous Ferrero : Une nouvelle mère juive s’inquiète des qualités de cuisinière de sa belle fille pour concocter à son mari un bon couscous oriental. Heureusement, le couscous Ferrero est IN-RA-TA-BLE.
On retrouve donc dans les deux spots quelques dénominateurs communs, comme celui de la nourriture « light » (boulette, couscous), le personnage stéréotypé (accent, gestuelle), ou encore l’inquiétude maladive de ce personnage pour le bien-être de la chaire de sa chaire. Mais on comprend deux utilisations bien distinctes de la mère juive. Pour la brique de lait Silhouette Active, la mère juive intervient comme l’archétype de la mère nourricière, proche de sa fille qui lui donne des conseils, elle représente l’essence de la figure maternelle. En revanche, pour le couscous Ferrero, le stéréotype de la mère juive orientale intervient en tant que caution culturelle qui atteste des qualités d’un produit oriental. A croire que seul un oriental peut attester de la qualité intrinsèque d’un produit oriental.
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