Californication ou l’avènement du trash marketing

Dès les pre­mières minutes, le spec­ta­teur est mis au par­fum lorsqu’une nonne pro­pose ses ser­vices « oraux » pour offrir à notre héros un moment de pure extase. Mais quelles sont les rai­sons qui poussent notre héros à une telle dépra­va­tion. Hank Moody est un roman­cier à la dérive, en « mâle » d’écriture, accro à la drogue et consomme sans modé­ra­tion de jeunes et jolies jeunes femmes. Cru tant dans son atti­tude que dans ses pro­pos, il doit faire face à une sépa­ra­tion abrupte avec la mère de sa fille de 13 ans. Il entre­tient avec cette der­nière une rela­tion plus ami­cale que patriar­cale. Un rôle de com­po­si­tion pour un David Duchovny imper­ti­nent, déjanté, décalé et talentueux.

Cali­for­ni­ca­tion est une de ces séries qui renou­velle le genre. Une série déjan­tée dans la veine d’un Nip Tuck et autres Weeds. Alors, que la ména­gère soit aver­tie, Hank Moody ne fera pas dans la demi-mesure.

Au-delà de l’attachement des per­son­nages et de l’univers décliné dans Cali­for­ni­ca­tion, la série sou­lève une ten­dance qu’on pen­sait morte depuis quelques temps : le trash.

Mais il semble bien qu’on ait assisté à un dépla­ce­ment de la trash atti­tude de la presse vers la télé­vi­sion plu­tôt qu’une dis­pa­ri­tion du phé­no­mène. En effet, aujourd’hui, ce qui importe, outre le fait de diver­tir le spec­ta­teur, c’est de le sur­prendre, de le faire vibrer. Il n’y a qu’à obser­ver le suc­cès des vidéos trash sur les pla­te­formes vidéos comme You­tube ou Dai­ly­mo­tion où le voyeu­risme est devenu le maître-mot des inter­nautes en quête d’images chocs.

Alors le suc­cès de ces séries est-il annon­cia­teur d’un nou­veau filon pour les marques ?

Le trash mar­ke­ting va-t-il deve­nir le nou­veau mode par lequel les marques vont ten­ter de sur­prendre le consommateur ?

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que nous, chez ReLoaD, on adore…le trash !

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