L’archétype de la femme Cougar Imprimer Envoyer
Écrit par BenO   
Lundi, 25 Janvier 2010 17:50

Mise en liberté de la femme Cougar :

Le Cougar est un félin, un puma. Mais la femme Cougar évoque ces femmes en quête de jeunes hommes, rien à voire donc avec une chimère mi-femme/mi-panthère… On compte pas moins de 245.000 occurrences pour « femme cougar » dans Google. La part du félin chez la femme est à son paroxysme. Le New York Time a officialisé ce terme l’an dernier et depuis, la débandade. D’abord présente dans une série (Cougar town) avec en tête d’affiche, une Courtney Cox fraîchement débarquée dans la quarantaine, qui tente de séduire de jeunes hommes de l’âge de son fils. La femme cougar est présente également dans un film bientôt sur nos écrans, avec Jennifer Aniston, qui se retrouvera au centre d’une intrigue dans une station de ski (Cougar, le film). Présente enfin côté télé, avec quelques téléréalités comme le programme Age of love - génération séduction, une sorte de Bachelor avec un échantillon de femmes plus large (pas en poids, mais en âge). C’est dire, sa place dans les médias…

 

Esquissons ensemble un portrait de ce félin huppé…

La femme cougar a la quarantaine, elle est divorcée et ses enfants sont déjà grands... Le cycle de la Maman Aimante est passé. On retourne au cycle de la Femme Amante (ou charnelle au sens Baudelairien). Ses enfants sont grands, elle a donc plus de temps et d’argent disponible. C’est son épanouissement personnel qui compte à présent. Plaire à des jeunes hommes est un moyen de se rassurer. En quête d’une jeunesse qu’elle souhaite prolonger, elle réaffirme sa féminité et se réconcilie avec elle-même. Elle espère bien croquer la vie (et les hommes) à pleines dents. Consommatrice décomplexée fidèle à l’achat plaisir, elle pense que sa libération sexuelle n’est qu’un juste retour de bâton au démon de midi. En effet, le cliché de l’homme de la cinquantaine au volant d’une belle voiture allemande, avec une jolie blonde de 20 ans à ses cotés est très présent aujourd’hui. Il est presque conventionnel. Mais, à l’inverse, une femme dans la cinquantaine au volant de la même voiture, avec un garçon de 30 ans son cadet, pose problème… Pourtant, c’est une belle revanche dans les combats féministes… la femme est l’égale de l’homme surtout dans ses excès.

 

Coté pub, ça passe mal :

Dans la publicité, l’archétype de la femme cougar reste discret. On pourrait imaginer que ce personnage marginal fait tache dans les valeurs d’un pays de tradition catholique. Renvoyer l’image d’une marque qui fait l’éloge d’une relation presque incestueuse a de quoi rebuter les annonceurs. On imaginerait bien pourtant Dolce & Gabanna, après avoir proposé une campagne faisant l’apologie d’une relation tripartite (une femme et deux hommes), proposer dans quelques années une union cougar/Toy-boy. Ce serait l’occasion de déringardiser des séniors en plein papyboom. Brecht écrivait dans ses Remarques sur grandeur et décadence de la ville de Mahagonny que : « La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds ». N’est-ce pas l’une des missions de la publicité, provoquer en reflétant certaines réalités marginales ?

 

Source :

L’Amérique découverte par la correspondante de Libération à Washington, Lorraine Millot :

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2009/10/la-femme-cougar-chasse-encore.html

 

 
Juste une mise en bouche Imprimer Envoyer
Écrit par ben0   
Lundi, 21 Décembre 2009 14:38

La bouche est partout, d’ailleurs c’est simple la plupart de la population en a une. Et bien sur elle ne manque pas à l’appel de la publicité. Cela vient du bouche à oreille, probablement. Les parfums, les cosmétiques, la nourriture, et même les marchands de meuble se servent de la symbolique de cet attribut charnel.

La bouche évoque l’ouverture, le souffle de vie, la parole, la sensualité. Bref, un fourre-tout créatif. En rentrant dans le métro parisien (par une bouche de métro, cela devient lassant), des bouches partout. Pour fauchon, une bouche qui croque, pour Leroy Merlin une bouche qui boude, pour Dior une bouche entrouverte. Mais Bouche de là, à la fin!

Extravagante, chic ou sensuelle, les bouches de la pub ne se ressemblent pas. Qui vend des étagères préférera la bouche pratique, fun et bigarré. Qui vends des chocolats gourmands en choisira une pulpeuse, généreuse.

A chacun sa bouche !

 
Les jeunes et la communication outdoor Imprimer Envoyer
Écrit par ben0   
Lundi, 21 Décembre 2009 14:16

Nos bambins constituent une population clé pour les professionnels de la communication, du marketing et des media dans la mesure où ils forment un public qui « pèse » tant par leur porte-monnaie que par l’influence qu’ils exercent sur leurs parents. Ainsi, selon un sondage CSA pour le crédit agricole (Juillet 2009) l’argent de poche reçu chaque année en France, est estimé à 18,90 euros par mois. Une manne non négligeable pour les marques. Ensuite, nos petits chérubins sont d’autant plus incontournables qu’ils agissent au sein des ménages comme de véritables prescripteurs : « montre-moi tes enfants, et je te dirais ce que tu consommes » ! D’après une étude Ipsos-Sofinco auprès des parents européens (avril 2003), la plupart des parents estiment l’influence de leurs enfants à plus de 75% sur les secteurs du vêtement, des loisirs, et de l’alimentaire. Et puis, petit consommateur deviendra grand.

Alors, quoi de neuf chez les « djeuns » depuis ces dernières data ? Voici quelques clés de lecture de l’étude Consojunior2010/TNS Media Intelligence, Street is my media, menée auprès de 1500 jeunes Français de 11 à 19 ans, entre avril et juillet 2009.

 

L’adolescent Outdoor

            « Le jeune » (petit clin d’œil à la pub La Poste) évolue en extérieur : 23,9% ne rentrent pas directement chez eux après les cours ; 53% prennent les transports en commun tous les jours de la semaine et 33% se rendent dans un lieu de loisir le samedi après-midi. Un vrai jeu de piste peut commencer… Sans surprise, avec la scolarisation, 100% des 11-19 ans sortent de chez eux tous les jours de la semaine. Et, très réceptifs aux campagnes de Street Marketing, ils ne manquent pas de faire perdurer l’expérience avec la marque en la relayant sur la toile, à coups de blogs, de messageries instantanées, et de réseaux sociaux. L’enjeu aujourd’hui des marques : traquer le jeune en respectant les règles qu’il a lui-même instauré.

            En effet les ados aiment être à l’initiative des nouvelles tendances, partager des nouveautés, et être reconnus en tant qu’individus. C’est pour cela, que les catégories d’événements les plus plébiscités sont les invitations VIP (concert, défilé). Ils se feront un plaisir de relayer l’information puisque 96,2% le font que l’information soit positive…ou négative. Attention à ne pas glisser dans la communication commerciale outrancière et intrusive, ces fils de pub ne sont pas nés de la dernière pluie, et le revendiquent. Enfin, ce genre d’opérations observe un ROI plutôt avantageux puisque la moitié des 11-19 ans déclarent, suite à une opération de street marketing, avoir une bien meilleure image du produit ou du service, et 75% deviennent acheteurs.

 

Donc vous l’avez compris, quelques flyers, de la musique, des miss en maillot de bains distribuant des échantillons et le tour est presque joué !

 
Ricochets : L'instinct du chasseur Imprimer Envoyer
Écrit par Thomas Jamet   
Jeudi, 10 Décembre 2009 18:25

L'homme a toujours eu un côté instinctif. Mais il semble que l'animalité revienne bel et bien à pas de loups au fur et à mesure que la jungle urbaine gagne du terrain... ou que la planète soit menacée.
 
Ricochets : La Main Invisible Imprimer Envoyer
Écrit par Thomas Jamet   
Vendredi, 27 Novembre 2009 14:50

La qualification de l'équipe de France de football contre l'Irlande marque les esprits. Elle est en effet frappante à plus d'un titre et le débat qui fait suite à la main de Thierry Henry fait écho de manière assez fascinante avec la notion économique d'injustice.
 
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